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Mon enfant dort mal. Encore aujourd’hui, alors qu’il est adulte.

En fait, il n’a commencé à dormir à peu près correctement qu’à 6 ans et demi !

Oui, oui, c’est la vérité !

Je vois d’ici tes yeux écarquillés d’horreur par une compréhension immédiate de la situation. Parce qu’on est bien d’accord : c’est une horreur !

Pour lui d’abord.

Pour moi aussi.

Et finalement, pour toute la famille…

Parce qu’en plus, c’était mon petit dernier ; j’en avais deux autres à gérer…

Tu le sais, le sommeil n’est pas un simple détail. C’est une étape essentielle du développement de ton enfant. C’est aussi la clé secrète pour une famille unie et calme au quotidien.

Alors faut-il dramatiser ? Non.

Faut-il ignorer la question ? Pas davantage.

Mais cela entraîne une autre question, juste pour bien comprendre les enjeux : quand un enfant dort mal… que se passe t-il vraiment ?

1. Quelques chiffres évocateurs…

 

Les difficultés de sommeil chez l’enfant sont beaucoup plus fréquentes qu’on ne l’imagine.

Selon les résultats de la grande cohorte française ELFE*, 22 % des enfants d’un an ont des réveils nocturnes fréquents (plus de deux fois par semaine) et 16 % ont souvent des difficultés d’endormissement.

Mais si l’on regarde les premières années de vie de façon plus large, les réveils sont encore plus courants : près de 80 % des bébés de 6 à 12 mois se réveillent au moins une fois par nuit.

Et ce n’est qu’un début puisque 25 à 50 % des enfants de moins de 5 ans connaissent des troubles du sommeil, comme des difficultés d’endormissement ou des réveils nocturnes fréquents.

En fait, une étude française a observé que les enfants de 5 à 6 ans ont perdu 15 à 20 minutes de sommeil par nuit en une quinzaine d’années. Cela représente plus de 120 heures au total sur une année.

 

*ELFE est la première cohorte longitudinale française d’envergure nationale consacrée au suivi des enfants, qui aborde les multiples aspects de leur vie sous l’angle des sciences sociales, de la santé et de l’environnement. Pour la première fois, des chercheurs de tous horizons suivent l’histoire des enfants de la naissance à l’âge adulte : 18 300 enfants suivis depuis 2011 et pendant 20 ans.

2. Mon enfant dort mal : les conséquences pour lui

 

« Il faut toute une nuit pour comprendre la lumière du jour. » ~ Paul Claudel

 

Le sommeil est un véritable temps de construction intérieure.

Il régule les émotions, améliore la concentration, consolide les informations mémorisées pendant l’éveil et favorise l’apprentissage récent. Ce qui fait qu’à court ou moyen terme, un mauvais sommeil chez l’enfant peut provoquer des troubles du caractère tels que l’hyperactivité et l’irritabilité. Mais aussi une somnolence dans la journée qui peut compromettre les apprentissages en créant des problèmes d’attention et de concentration, voire une diminution des capacités verbales et motrices.

Il intervient également dans la production de l’hormone de croissance (indispensable à la construction des os, des muscles et des tissus), ou dans celle du cortisol qui joue un rôle clé dans la régulation du stress, du métabolisme, du système immunitaire et de la pression artérielle.

Enfin, il permet la régulation de l’insuline et des hormones de l’appétit, ce qui pourrait expliquer en partie l’augmentation de l’obésité chez les enfants qui ne dorment pas assez.

Plus inquiétant encore, les enfants qui ne font pas leurs nuits présentent un manque de sommeil chronique (car cette perte n’est pas compensée par un temps de sieste plus long) qui augmente le risque de développer ultérieurement un trouble psychiatrique, notamment dépressif.

3. Et pour moi ?

 

« Une mère est celle qui peut remplacer tous les autres, mais que personne ne peut remplacer. » ~ Cardinal Mermillod

 

Chez la mère, le sommeil a la même nécessité absolue.

Non pas pour se construire, bien sûr, mais pour entretenir son capital santé.

Ce qui fait que les conséquences du manque de sommeil peuvent ressembler à celles de son enfant : difficultés cognitives, baisse de l’immunité, éventuelle prise de poids, irritabilité et risque de dépression.

Sauf que ça ne s’arrête pas là !

La vie sociale se réduit peu à peu par manque d’énergie ou de temps.

La vie conjugale se voit perturbée par le cododo ou les réveils fréquents.

Et la vie professionnelle devient un défi quotidien quasiment insurmontable.

 

Mais le pire, à mon avis, c’est la dissociation qui te permet de vivre chaque journée “comme il faut”, t’occuper de tes enfants, t’occuper de ta maison, gérer les trajets ou l’administratif et même aller travailler sans en avoir la moindre conscience.

En un mot : être absente. Absente de ta propre vie.

 

Parce que là, le manque de sommeil devient un risque qui va du simple fait de passer à côté de certains moments précieux de l’éducation de ton enfant à celui de le mettre réellement en danger.

Par manque de vigilance ou d’attention.

Par colère ou désespoir.

4. Le lien mère-enfant

 

« L’avenir d’un enfant est l’œuvre de sa mère. » ~ Napoléon Bonaparte

 

Entre une maman et son enfant, il existe une relation très fine qui leur permet de ressentir intensément les émotions l’un de l’autre. Et de réagir en fonction…

C’est comme ça qu’un enfant, qui a naturellement besoin d’être rassuré avant de dormir, peut percevoir l’inquiétude de sa mère, sans toutefois en comprendre la source. Il cherche alors inconsciemment à vérifier sa présence et se réveille plus souvent.

Ce qui empêche cette dernière de bien dormir et augmente son stress.

Ce qui augmente l’insécurité de l’enfant.

Et ainsi de suite.

 

C’est pourquoi, dans certaines situations, aider la maman à retrouver un peu de calme intérieur est déjà une manière d’aider l’enfant à mieux dormir.

5. En quoi Mam’Philae peut t’aider ?

 

Dans le cadre de mes accompagnements, je me suis, peu à peu, spécialisée dans la relation mère-enfant, aidant ainsi d’autres mamans à retrouver un certain équilibre, voire un sommeil plus réparateur.

Car oui, le sommeil est l’une des bases de l’union familiale !

Lire cet article t’a sans doute apporté les explications et informations dont tu avais besoin pour bien cerner le problème et en saisir tous les enjeux.

Mais pour sortir de la spirale qui empêche toute la famille de bien dormir, tu vas avoir besoin de l’aide d’une professionnelle. C’est pourquoi je t’invite à prendre rendez-vous avec moi pour un premier entretien gratuit.

Nous ferons ainsi connaissance avant de voir ensemble quelle action peut-être menée pour un soulagement rapide.

Nous pourrons ensuite, si tu le souhaite, établir un programme de régulation du sommeil sur un plus long terme, en fonction de tes envies et besoins.

 

Je te propose également de télécharger gratuitement mon livre blanc intitulé : “Mon enfant ne s’endort que contre moi !” si tu veux en savoir un peu plus sur ce sujet.

 

Et n’hésite pas à visiter régulièrement mon site, car d’autres publications arrivent !

6. Pour aller plus loin

 

Certains livres peuvent t’aider à mieux comprendre comment se construit le sommeil de ton enfant. Je pense notamment à : “Dormir sans larmes” de Rosa Jove ou “Le sommeil de bébé” de Lyliane Nemet-Pier.

Et pour les enfants eux-mêmes, les albums du soir peuvent transformer le moment du coucher en un petit rituel rassurant. Je te conseille en particulier : “Il est l’heure d’aller dormir “ de Edouard Manceau ou “Bonne nuit, tout le monde” de Chris Haughton.

FAQ – Le sommeil des enfants

 

À partir de quel âge un enfant fait-il ses nuits ?

On considère généralement qu’un bébé « fait ses nuits » lorsqu’il dort environ 5 à 6 heures d’affilée. Mais chaque enfant avance à son propre rythme.

Certains bébés dorment longtemps très tôt, tandis que d’autres continuent à se réveiller plusieurs fois par nuit pendant de nombreux mois. Les réveils nocturnes restent fréquents durant les premières années de vie et font partie du développement normal du sommeil.

 

Les réveils nocturnes sont-ils normaux ?

Oui. Chez les nourrissons et les jeunes enfants, les cycles de sommeil sont plus courts que chez l’adulte. Ils se réveillent donc plus facilement entre deux cycles.

Beaucoup d’enfants se réveillent brièvement plusieurs fois dans la nuit. Certains se rendorment seuls, d’autres ont besoin d’être rassurés pour replonger dans le sommeil.

 

Combien d’heures un enfant doit-il dormir ?

Les besoins de sommeil varient beaucoup selon l’âge et selon l’enfant.

À titre indicatif :

  • un nourrisson dort souvent 14 à 17 heures par jour
  • vers 1 an, la durée moyenne se situe autour de 12 à 14 heures
  • chez les enfants de 3 à 5 ans, elle est généralement de 10 à 13 heures

Certains enfants ont naturellement besoin de plus de sommeil que d’autres.

 

Pourquoi mon enfant refuse-t-il d’aller dormir ?

Le moment du coucher peut être difficile pour plusieurs raisons, notamment médicales.

Mais le plus souvent, l’enfant a « juste » besoin de se rassurer, de prolonger la présence de ses parents, ou tout simplement, ne parvient pas à ralentir après une journée riche en stimulations.

Les rituels du soir (histoire, moment calme, lumière douce) peuvent l’aider à comprendre que la journée se termine et que le sommeil approche.

 

Dois-je m’inquiéter si mon enfant dort mal ?

La plupart des enfants traversent des périodes de sommeil perturbé. Cela fait partie du développement.

En revanche, si les difficultés durent longtemps et que la fatigue devient trop importante pour l’enfant ou pour les parents, il peut être utile d’en parler avec un professionnel de santé. 

Mais si rien de médical n’explique le problème, alors il est conseillé d’appeler une professionnelle du lien mère-enfant telle que Mam’Philae, par exemple pour ce qui est de la fatigue de la maman. Une conseillère en sommeil pouvant, elle, être utile pour ce qui concerne la fatigue de l’enfant.

Et surtout, il est important de se rappeler que les nuits difficiles ne définissent pas la qualité d’un parent.

 

Le manque de sommeil de la maman peut-il avoir des conséquences ?

Oui, le manque de sommeil peut avoir des effets réels sur la santé et l’équilibre d’une maman.

Lorsque les nuits sont très fragmentées pendant longtemps, la fatigue peut s’accumuler et provoquer une irritabilité plus forte, des difficultés de concentration ou un sentiment d’épuisement. Chez certaines femmes, cette fatigue chronique peut aussi fragiliser l’équilibre émotionnel et augmenter le risque de dépression post-partum.

C’est pourquoi le sommeil des parents est aussi un enjeu important. Prendre soin du repos de la maman, c’est aussi prendre soin de toute la famille.

 

Le manque de sommeil de la maman peut-il influencer l’enfant ?

Les enfants sont très sensibles à l’état émotionnel de leurs parents, et en particulier de leur mère lorsqu’elle est très présente auprès d’eux.

Quand une maman est profondément fatiguée, elle peut avoir plus de mal à rester patiente, disponible ou vigilante. Ce n’est pas un manque d’amour, mais simplement l’effet du manque de sommeil sur l’organisme.

Or les enfants ont besoin d’un environnement émotionnel rassurant pour se sentir en sécurité. C’est pourquoi aider une maman à retrouver un peu de repos et d’apaisement peut contribuer à améliorer le climat familial… et parfois même les nuits de l’enfant.