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Il est 3h du matin. Quelque chose m’a réveillée. Encore…

 

Mon enfant est collé contre moi, l’une de ses mains sur mon bras, sa jambe en travers de mon ventre.

Je n’ose plus bouger. J’ai chaud. J’ai des fourmis dans le bras.

C’est sûrement ce qui m’a réveillée…

 

J’aime ces instants de complicité pure, de confiance absolue entre mon enfant et moi. C’est doux, c’est chaud. Et là précisément, dans la profondeur de son sommeil, c’est inconscient.

Donc spontané.

 

Mais j’ai besoin de dormir une nuit entière.

Comme tout le monde, en fait…

 

Et puis il y a autre chose.

Un fait dont on ne parle pas ouvertement. Même pas entre mamans. Un fait qui reste sagement à la limite de la conscience : j’ai actuellement plus de liens avec mon enfant qu’avec mon conjoint.

Et pourtant, ils sont tous les deux dans ma vie. Tous les deux dans mon lit.

Mais mon enfant est tout contre moi ; mon conjoint blotti à l’autre extrémité.

 

Ces nuits là, beaucoup de mamans les connaissent car le cododo fait partie du quotidien de nombreuses familles…

 

Mais entre besoin de proximité, pression sociale et fatigue accumulée, les doutes s’installent…

Alors, est-ce grave ?

Ou est-ce simplement une étape qu’il nous appartient de bien comprendre pour la faire évoluer ?

1. Une pratique bien plus répandue qu’on ne le croit

 

“Entre ce que l’on croit faire et ce que l’on fait vraiment, il y a tout un monde.” ~ Carl Rogers

 

Dans certaines cultures, le cododo est la norme. Mais en France, le sujet reste tabou.

Pourtant, c’est loin d’être une pratique marginale.

D’après la Leche League France , environ 62 % des bébés ont déjà dormi en cododo au cours des premières semaines de vie, mais en parallèle 67,4 % des parents se disent opposés au cododo, malgré le fait qu’ils le pratiquent.

Preuve d’un décalage silencieux entre ce que l’on imagine faire… et ce que l’on vit réellement, la nuit, quand la fatigue s’installe et que les réveils s’enchaînent.

Parce qu’en réalité, beaucoup de mamans y viennent sans l’avoir vraiment choisi, simplement parce que c’est ce qui fonctionne sur le moment.

2. Les effets du cododo sur mon enfant

 

“L’enfant qui se sent en sécurité peut s’aventurer loin.” ~ John Bowlby

 

Lorsqu’il répond à un besoin réel de sécurité, le cododo aide l’enfant à se sentir profondément rassuré et cela peut nourrir, avec le temps, une forme de confiance intérieure.

Petit à petit, il acquière la capacité à s’éloigner sereinement, à explorer, à prendre sa place. Il construit en lui, dans le lit de sa maman, une base solide pour “voler de ses propres ailes”.

Mais cet équilibre reste subtil.

Et si le cododo se prolonge sans évolution, ou qu’il vient répondre davantage à une inquiétude (celle de l’enfant ou parfois celle du parent), il rend la séparation plus difficile.

L’enfant peut alors avoir du mal à trouver en lui les ressources pour s’apaiser seul, s’endormir sans présence, ou tout simplement prendre de la distance au fil des années.

3. Et pour moi, qu’est-ce que ça change vraiment ?

 

“On ne peut pas donner ce que l’on n’a pas.” ~ Jacques Salomé

Dormir avec son enfant n’est pas se reposer, tu le sais sûrement.

On dort sans bouger, on se réveille au moindre mouvement et même dans le sommeil, on reste vigilante, attentive, en alerte.

Alors la fatigue s’installe durablement et déborde dans la journée. L’irritabilité, l’impatience et parfois même l’agressivité deviennent nos compagnes de chaque instant.

Certes, c’est aussi le cas quand nos petits dorment dans leur chambre et qu’il faut se lever toutes les deux heures. La fatigue accumulée d’une maman n’est pas directement liée au cododo, c’est sûr !

En revanche, ce qui l’est, c’est le risque de devenir incapable de faire évoluer la situation.

Par fatigue ou par confort.

Une maman peut alors devenir dépendante sur le plan affectif de la présence de son enfant, entraînant sans le vouloir des effets qui peuvent peser sur l’équilibre de chacun.

Et puis, je le disais en introduction, le cododo ajoute une distance entre ton conjoint et toi.

Justement au moment où, lui aussi, a besoin d’être rassuré.

4. Quand le lien mère-enfant se tend

 

“Un enfant n’écoute pas ce qu’on lui dit, il observe ce que l’on est.” ~ Françoise Dolto

 

Lorsqu’une maman est très fatiguée, elle dort mal. Tu le sais déjà.

Mais il y a quelque chose de plus subtil qui peut s’installer…

 

Au moment du coucher, la maman appréhende la nuit à venir. Elle espère, profondément, que son enfant va dormir longtemps, pour pouvoir enfin se reposer. Alors, sans même s’en rendre compte, elle peut devenir plus tendue, plus pressée, moins disponible à cet instant pourtant si important.

 

Et l’enfant, lui, le ressent immédiatement.

Il ne comprend pas ce qui se passe, mais il perçoit cette tension. Son corps se met en alerte, il s’agite, il réclame davantage de présence, de sécurité.

C’est un enchaînement très naturel.

 

Dans ces moments-là, le cododo devient la solution la plus simple, la plus accessible. Celle qui permet à chacun de retrouver un peu de calme… et à la maman de s’allonger enfin.

Et bien souvent, cela fonctionne. L’enfant s’apaise, s’endort, la nuit peut commencer.

 

Mais ce n’est pas uniquement la proximité physique qui rassure l’enfant. C’est aussi le relâchement de la maman, le fait qu’elle soit enfin apaisée, disponible autrement.

Comme si, à cet instant précis, elle lui transmettait sans mots : “Tout va bien, tu peux te reposer.”

 

C’est pourquoi, face aux difficultés de sommeil, il est parfois précieux de ne pas regarder uniquement l’enfant… mais aussi la maman.

Non pas pour remettre en question ce qu’elle fait, mais pour l’aider à mieux comprendre ce qu’elle vit.

Car ce n’est pas le cododo en lui-même qui pose question.

C’est la manière dont il s’inscrit dans l’équilibre global de la maman, de l’enfant… et de toute la famille.

5. En quoi Mam’Philae peut t’aider ?

 

Dans le cadre de mes accompagnements, je me suis, peu à peu, spécialisée dans la relation mère-enfant, aidant ainsi d’autres mamans à retrouver un certain équilibre, voire un sommeil plus réparateur.

Car oui, le sommeil est l’une des bases de l’union familiale !

Lire cet article t’a sans doute apporté les explications et informations dont tu avais besoin pour bien cerner le problème et en saisir tous les enjeux.

Mais pour sortir de la spirale qui empêche toute la famille de bien dormir, tu vas avoir besoin de l’aide d’une professionnelle. C’est pourquoi je t’invite à prendre rendez-vous avec moi pour un premier entretien gratuit.

Nous ferons ainsi connaissance avant de voir ensemble quelle action peut-être menée pour un soulagement rapide.

Nous pourrons ensuite, si tu le souhaite, établir un programme de régulation du sommeil sur un plus long terme, en fonction de tes envies et besoins.

 

Je te propose également de télécharger gratuitement mon livre blanc intitulé : “Mon enfant ne s’endort que contre moi !” si tu veux en savoir un peu plus sur ce sujet.

 

Et n’hésite pas à visiter régulièrement mon site, car d’autres publications arrivent !

6. Pour aller plus loin

 

Certains livres peuvent t’aider à mieux comprendre le cododo. Je pense notamment à : “Le cododo : pourquoi, comment” de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau

Et pour les enfants eux-mêmes, je te conseille en particulier :

  • “Ton enfant dort dans son petit lit”, un album personnalisé proposé par les éditions Mumablue
  • “Coucou Sommeil” de Saehan Parc

FAQ – Le cododo

 

Le cododo est-il mauvais pour mon enfant ?

Le cododo n’est pas mauvais en soi. Il peut même répondre à un besoin naturel de sécurité chez l’enfant, surtout dans les premiers mois.

Mais il peut le devenir si la pratique n’évolue pas avec l’enfant.

 

Jusqu’à quel âge peut-on pratiquer le cododo ?

Il n’existe pas d’âge “limite” universel pour le cododo. Certaines familles l’arrêtent après quelques mois, d’autres le prolongent plus longtemps.

L’essentiel est de penser à faire évoluer cette pratique car l’objectif d’un parent est toujours de guider son enfant vers l’autonomie et l’indépendance.

 

Le cododo empêche-t-il mon enfant de devenir autonome ?

Au contraire ! Le cododo soutient le sentiment de sécurité de l’enfant, ce qui favorise, à long terme, sa confiance en lui.

Sauf s’il se prolonge sans évolution ou devient indispensable pour s’endormir.

Tout est donc une question d’équilibre et d’accompagnement progressif.

 

Est-ce normal que je dorme mal en cododo ?

Oui, c’est très fréquent. Le cododo peut entraîner un sommeil plus léger et plus fragmenté pour la maman, qui reste attentive aux mouvements de son enfant.

Si la fatigue s’installe, il est important d’en tenir compte. Votre sommeil compte autant que celui de votre enfant.

 

Comment arrêter le cododo en douceur ?

Pour arrêter le cododo, il est souvent préférable de procéder progressivement : en rassurant l’enfant, en instaurant des repères, en restant présente autrement.

Mais surtout, un changement sera d’autant plus facile à mettre en place s’il est clair et assumé intérieurement par la maman.

 

Le cododo est-il compatible avec une vie de couple ?

Le cododo n’est pas incompatible, mais qu’il demande parfois des ajustements, de la communication et une attention particulière à la place de chacun, surtout s’il s’installe durablement.

 

Comment savoir si le cododo me convient vraiment ?

La meilleure boussole reste votre ressenti.

Si le cododo vous apaise, vous convient et s’intègre naturellement dans votre quotidien, il a toute sa place.

Mais si vous ressentez de la fatigue, de l’agacement ou un déséquilibre, c’est un signal à écouter.

Vous avez le droit d’ajuster, de faire évoluer, de chercher votre propre équilibre ; il existe des tas d’autres façons d’accompagner son petit vers un sommeil de qualité.